Problème au coeur… Mon périple, mon expérience, mes conseils.

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  • #2004
    JulienRomain
    Participant

    Salut les Saiyans. J’espère que vous allez bien.

    Tout d’abord j’aimerai saluer Avner, et merci à toi mec tu donnes le sourire et la motivation, j’espère que tu relaiera mon message par le biais de tes vidéos parce que le publique n’est pas toujours très avertis.

    Je me permet de créer un sujet dans cette section, premièrement pour vous faire partager mon (ma mauvaise) expérience et aussi pour vous rappeler certaines règles d’hygiènes importante lié à la pratique de la musculation.

    Nous sommes le 13 juillet et il y a exactement 1 mois et 13 jours commençait mon calvaire et avec ceci la fin du sport. ça faisait un an que je m’entraînait chaque jour à la salle de sport de mon village de l’agglomération Grenobloise, à un rythme assez tranquille les premiers mois avec 2, voire 3 entrainement par semaine, tranquille, rien de violent. Mon but étant, comme beaucoup d’homme très mince de s’épaissir. Le rythme boulot salle de sport dodo me plaisait bien. Et jusque là, il n’y avait aucun soucis. Je faisais d’énormes progrès.

    En fait le problème est survenu plutôt lorsque j’ai quitté mon travail. Ayant de ce fait énormément de temps libre, j’avais décidé de le consacrer au sport et plus particulièrement à la salle. Vous savez ce que c’est quand on a pas vraiment d’obligations professionnelles ou scolaire ni même familiale on entre dans un rythme un peu… décalé. Et bien ça, ça a été ma première erreur : Négliger mon sommeil.

    J’ai donc passé des mois, à aller m’entraîner avec un gros manque de sommeil, avec un rythme complètement débile, où je me couchais à 6 ou 7h du matin pour me réveiller à midi m’enfiler mon repas et partir à la salle pour des entraînements de brute, parce que tu comprend : « j’m’en fou j’ai que ça a faire de ma journée après je rentre, je mange et je m’couche au pire ». Erreur ! Grosse Erreur.

    Les premiers signes de mes problèmes de coeur on été, simplement une diminution de la charge que j’étais capable de soulever, et de grosses difficulté à tenir ma séance de cardio. Signes que je n’ai pas écouté. Hélas je suis incapable de vous dire à quelle vitesse cela a progressé.

    Par la suite, j’ai connu de gros épisodes de fatigue avant, pendant, et après mes entraînements. Des lors, j’aurai dû comprendre que mon corps essayait de me dire quelque chose et encore une fois je me suis entêté.

    L’étape suivante a été des nuits, ou plutôt des matins, au moment du couché avec des épisodes de « palpitations » que j’ai préféré laissé passé sous le compte du stresse et de la fatigue. à partir de là, j’ai commencé à m’accorder un peu de repos et à espacer mes entraînements, et voyant que ça passait de cette manière j’étais bien décidé à retourner m’entraîner, et ça, c’était donc ma seconde erreur.

    les deux semaines qui ont précédés le début du vrai calvaire j’avais mis les bouchés doubles et tout semblait bien se dérouler. Jusqu’à ce fameux soir où j’ai bien cru que mon coeur allait sortir de ma poitrine. J’étais allongé pénard dans mon lit à mater un vieux film. Et soudain j’ai senti mon rythme cardiaque monter comme en plein sprint. Une Tachycardie comme jamais, et ni mon sang froid et mes tentatives à respirer calmement ne semblait vouloir apaiser cette horreur. Finalement au bout de deux grosses dans cet état, je parviens tout de même à m’endormir, épuisé. Je me suis réveillé seulement quelques heures après, toujours dans le même état, au petit matin. je me décide tout de même à sonder tout ça, je compte donc mes pulsations par minutes, c’était assez difficile à dire tant le rythme était soutenu.

    je n’ai pas attendu et des que possible je prenais rendez-vous chez un médecin : Réalisation d’un ECG, tension, prescription d’une prise de sang, aucun médicament prescrit. Et mise en relation avec un cardiologue (à ce moment là je sens déjà le piège à loup s’actionner de son doux bruit « Click »).

    à l’ECG il relève effectivement un rythme élevé au repos : 130 et une tension à 14 5. pas d’arythmie, et aucune anomalie laissant entre voir une maladie cardiaque. il me laisse donc quitter son cabinet avec mon 130 pulsation au repos.

    à jeun parce qu’incapable de manger quoi que ce soit dans mon état je pars au laboratoire biomédicale le plus proche afin de réaliser le bilan sanguin. Dans l’après midi je reçois par mail les résultats même chose, rien d’alarmant tout est normal, seulement un taux de globules rouge un peu élevé. Chose normal quand on est sportif, selon mon médecin.

    Les jours se sont écoulé jusqu’au rendez-vous avez le cardiologue, 8 jours pour être exacte. Entre temps, je n’étais bien entendu pas retourné au sport et j’avais finalement retrouvé le calme avec 80 – 90 bpm au repos, certains diront que ça fait quand même beaucoup et oui, je vous rejoins.

    Le cardiologue, peu avenant, me fait passer un ECG. Et ne relève lui non plus rien qui ne laisse penser une quelconque maladie cardiaque… étrange.

    je vais écourter un peu, Mais ce n’est qu’après avoir effectué une échographie du coeur qu’ils ont pu mettre en évidence une Cardiomyopathie hypertrophique. C’est à dire que j’ai le coeur ou une partie du coeur dont les muscles sont trop développé. Il ne s’agit pas du syndrome du coeur de l’athlete. En fait cette maladie était déjà présente chez moi mais n’a jamais été détecté ceci aurait pu resté silencieux toute ma vie mais le constat est le suivant j’ai épuisé mon corps en quelque sorte… Je ne vais pas vous détailler la conclusion qu’on apporté les médecins à tout ça, mais le résultat est le suivant, je subis un déconditionnement sur une durée actuellement indéterminée (donc aucun sport) avec un très joli traitement à base de béta-blocant. C’est un peu triste sachant que je n’ai pas passé 30 ans.

    Voila…

    Ce qui m’amène à vous dire qu’il ne faut pas négliger le ratio Entrainement/Repos/alimentation. Si vous vous entraînez une heure par jour chaque jour, considérez que c’est déjà VRAIMENT ENORME et que cela implique d’avoir une alimentation, un sommeil, et un état de santé irréprochable. Là où je tire la sonnette d’alarme c’est pour ces gens qui se jettent à corps perdu dans des programmes d’entrainement souvent trop exigent, sans encadrement et suivis médicale correcte.

    Donc voila quelques tips que je vous donne libre à vous :

    – Ne partez jamais vous entraîner fatigué ou malade même s’il s’agit d’un « petit rhume » ou d’une petite grippe, c’est un gros piège. Soyez patient… Sachez que c’est seulement après une vingtaine de jours d’inactivité que votre corps commence à diminuer sa masse musculaire.. donc patience. Vous n’êtes pas à une semaine prêt. simplement, accepter que votre corps a besoin de repos.

    – Si vous décider de vous entraîner quotidiennement, veillez à respecter un rythme biologique normal au niveau du sommeil. Dormez la nuit, idéalement au minimum 8 heures.

    – Si vous décidez d’adaptez votre alimentation c’est une bonne chose mais attention. Sous prétexte que vous faites du sport ne croyez pas que vous pouvez manger tout ce que vous trouvez, bien au contraire. Une mauvaise alimentation sur du long terme peut vraiment vous coûter beaucoup… Carence, hypercholestérolémie et cela ne sera au final qu’un frein voir un arrêt brutale de votre entrainement. Une alimentation adapté à votre pratique est un véritable budget, sachez le.

    – L’addiction : Quoi qu’on en dise, la musculation est dans le top 5 des sports addictifs et je peux comprendre j’y ai goûté. la salle de sport est pour beaucoup l’exutoire d’une journée désagréable voire passable au travail. Mais ce point fait un rappel au premier. La pratique de la musculation ou de tout autre sport est bonne pour vous, tant qu’elle n’est pas contre indiqué par une raison particulière. Gardez à l’esprit que cette pratique doit rester à un stade où elle vous permet de vous améliorer afin d’obtenir une version meilleure de vous même. dès lors que cela a tendance à vous diminuer, malgré l’addiction, malgré le besoin de pratiquer, il est vraiment et j’insiste, vraiment préférable de prendre du recule, d’attendre, peut être d’en discuter ici ou avec un spécialiste du sport, un médecin.

    – des signes de faiblesses fatigue douleur : Loin de moi l’idée qu’il faut vivre dans la crainte. MAIS, si vous avez un doute sur votre état de santé, alors ne perdez pas plus de temps, faites une pause dans votre entrainement, parlez en avec votre entourage. Nous sommes en france, et le système permet de se faire soigner/diagnostiquer/aider à moindre coût si ce n’est gratuitement. Pas d’excuse…

    Tout ça c’est du bon sens… je sais. Mais c’est pourtant pas évident pour tout le monde. ça l’était pas pour moi. Le corps n’est pas un jouet.

    Voila je sais qu’ici c’est pas doctissimo mais j’avais besoin de partager ça avec vous. afin de sensibilisé au possible…

    Vwala, merci Avner de mettre à disposition ce forum c’est vraiment cool.

    #2006
    rage33fr
    Participant

    Merci pour ce retour de expérience qui sera bénéfique pour tout le monde.

    La muscu c’est bien mais ce n’est pas la vie !

    Faisons de la muscu pour mieux vivre mais ne vivons pas pour la muscu.

    #2028
    Sicca
    Participant

    Merci à toi pour ce retour d’expériences, faut que je trouve une soluce pour aller à la salle par mauvais temps… En un mois j’ai eu le droit à deux orages assez fort, arrivé trempé et fatalement je choppes une merde ^^ Dès la rentré je vais avoir une hygiène de vie plus stable ^^

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